
En cette Journée internationale des droits des femmes, la Barbade peut s’enorgueillir d’être dirigée par trois femmes : Dame Sandra Mason, première présidente de la République ; Mia Amor Mottley, première femme nommée à la tête du gouvernement ; et enfin Santia Bradshaw, vicepremière ministre. Avec ces trois dames à la tête du pays, la Barbade bénéficie d’un savant dosage d’humanisme, de savoir-faire diplomatique et de pragmatisme. L’accession de femmes à des postes de pouvoir n’est toutefois pas une première dans cette île des Caraïbes. En 2012 déjà, Kerryann Ifill, sénatrice malvoyante, fut la première femme à être nommée présidente du Sénat.
Contrairement à d’autres pays où les femmes doivent encore se battre pour s’imposer dans les domaines politique, économique et social, la Barbade a une longueur d’avance dans la lutte pour l’égalité des genres. En effet, dans La Barbade du 21ème siècle on n’oublie pas la contribution essentielle de la femme à la vie économique des plantations de sucre à l’époque de l’esclavage. Ni son rôle prépondérant en tant que cheffe de famille lorsque les hommes devaient s’exiler pour travailler dans les plantations de sucre américaines à Cuba après l’abolition de l’esclavage ou dans la construction du canal de Panama au début du 20ème siècle.
Jihane Sfeir
Mars 2024